Rap algerien

Le rap algérien connu une vraie révolution ces dix dernières années, loin est l’époque de Hamidou et son "jaoula fellil", l'auteur du premier morceau officiel du rap algérien en 1985, et qui avait eu un succès très moyen…. Le début des années 90, a marquée l’apparition de groupes rap dans les quatre coins du pays, Alger, Oran et Annaba.

En effet INTIK et M.B.S se sont formés à cette époque, deux groupes qui seront le porte parole d’un rap engagé, protestataire, et revendicateur, un rap en argot algérien, avec un mélange de français facile à comprendre et à reprendre, un rap qui parle de la vie quotidienne des jeunes algériens, avec des textes qui reflètent le malaise de toute une génération leur lassitude, ras-le-bol d’une pays ou le chaumage et la corruption sont monnaie courante, la fatigue d’un gouvernement inerte et d’un profond malaise social. Mais ce rap avait du mal a décollé au milieu d’une époque noir, où le terrorisme régnait, et la peur dominée le peuple.

En 1997 Chérif Aflah producteur reconnu fut séduit par le prestation de M.B.S, et prend le pari de les produire, Ainsi né en dans la même année, le premier album de rap algérien «Ouled El Bahdja» (les enfants de la radieuse), l’album connaît un tel succès (60 000 cassettes vendues en quelques mois), qu’un deuxième opus, «Aouama» (nageurs) sort en novembre 1998.

Ce fut un détonateur pour beaucoup de groupes de rap algérien, enfin ils pouvaient espérer de sortir de l'ombre, après des années de galère, une opportunité était à saisir.

Ce qui fut le cas avec un groupe DOUBLE KANON groupe de Annaba composé de Lotfi et Wahab, ce groupe sortait de nulle part, personne n’en avait entendu parler avant leur 1er album Kamikaz en 1997, un genre tout a fait nouveau, qui se démarqué de INTIK et M.B.S qui s'attaquaient au pouvoir en place, Double Kanon préféraient parler de la vie de tout les jours avec une nouvelle vision de la société décortiquéé de toute part, et des paroles lègères sortie directement de la rue. Le succès fut immédiat, Bnette bladi, Kamikaz, Kavia furent des tubes dont les paroles étaient reprises par tous les jeunes algériens.

La brèche ouverte par M.B.S et exploité par Double Kanon a enfin permis l’explosion d’un art, d’une culture qu’ont ne soupçonné pas, et qui vas prendre sa revanche après des années de silence et de censure.
Aujourd’hui près de 1500 groupes existent, certes peu sont connus, car reste la problématique de la production et des producteurs trop gourmands et ayant une ignorance total du rap, ainsi que les radios D’ETAT limitée dans leurs actions, rendent le travail des artistes de plus en plus difficile… la solution qui fut adopté par quelque uns était de fuir l’Algérie vers l’hexagone pour enfin apparaître au grand public, une chance qui n’est pas donné à tous le monde.

Néanmoins des groupes et des artistes ont pu se faire connaître, grâce a leur travaille acharné et a leur passion démesurée et aussi grâce à Internet et aux mp3 mis gracieusement à télécharger, citons Mamooth de art mur hostil, T.O.X, Lotfi double Kanon, Hamma, l’N fect, SM connection et bien .

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